Engagée depuis 2023 à l’issue d’un travail de concertation inédit avec l’ensemble de la profession, la réforme du métier infirmier franchit une nouvelle étape décisive. Adoptée à l’unanimité du Parlement en 2025, la loi relative à l’évolution du métier infirmier acte un changement de paradigme : reconnaître pleinement les compétences infirmières pour renforcer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire.

Dès sa nomination, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a souhaité faire évoluer les textes réglementaires afin qu’ils traduisent fidèlement l’ambition portée par le législateur. Un premier jalon structurant a été posé avec la publication, le 24 décembre 2025, du décret socle du métier infirmier, organisé autour de dix missions essentielles.

Les textes relatifs aux soins et aux prescriptions infirmières font actuellement l’objet de concertations approfondies avec l’ensemble des parties prenantes — syndicats, collèges, Ordre et associations — et seront finalisés dans les prochaines semaines pour une publication avant la fin du premier semestre 2026. L’évolution du cadre d’exercice infirmier s’inscrit dans une logique de coopération et de complémentarité avec les autres professions de santé, comme l’a illustré le déplacement de la ministre dans une maison de santé pluriprofessionnelle dans la Marne.

Plusieurs avancées majeures ont été annoncées par la ministre ce jour, lors d’un déplacement à Taissy, dans la Marne, afin de répondre aux besoins concrets des patients :

  • l’accès direct à la prise en charge des plaies et de la cicatrisation, en situations aiguës comme chroniques ;
  • la reconnaissance financière de la consultation infirmière, intégrée aux négociations conventionnelles en cours ;
  • l’élargissement aux infirmiers de la délivrance des kits de dépistage du cancer colorectal, à compter de mars 2026, notamment dans le cadre de la campagne nationale Mars Bleu, avec une valorisation financière équivalente aux autres professions concernées.

La réforme du métier s’accompagne d’une refonte de la formation en sciences infirmières, dont les textes seront publiés début février 2026. Elle vise une formation plus moderne, mieux adaptée aux évolutions du métier et aux besoins de santé de la population, tout en réduisant le taux d’abandon et en renforçant l’attractivité des études. L’universitarisation de la formation, conduite avec le ministre chargé de l’enseignement supérieur, permettra d’élever le niveau de qualification sans jamais s’éloigner des territoires.

Pour soutenir cet effort, l’État s’engage – comme il s’y était engagé – aux côtés des régions à hauteur de 215 millions d’euros, afin de financer l’ouverture de près de 5 500 places supplémentaires en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) en 2026, en complément des financements régionaux existants.

Enfin, dans la continuité de la loi infirmière, le Gouvernement engagera en 2026 les travaux réglementaires de réingénierie des métiers d’infirmier de puériculture et d’infirmier de bloc opératoire, ainsi qu’une feuille de route dédiée aux infirmiers en pratique avancée, co-construite avec la profession, afin d’améliorer leurs conditions d’exercice et de renforcer l’accès aux soins.

« Reconnaître pleinement les compétences des infirmiers, moderniser leur formation et faire évoluer leur cadre d’exercice, c’est un choix politique clair : celui de l’accès aux soins, partout et pour tous », déclare Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.


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