La Direction générale de la santé pilote l’axe 1 de cette feuille de route et à ce titre co-anime avec PSYCOM et l’ARS Normandie le groupe de travail (GT) national “Lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques”.
Ce groupe de travail se réunit depuis 2018 et a pour objectif de réunir les acteurs du champ de la santé mentale autour de problématiques concrètes et de produire des outils améliorant la compréhension de ce que recouvre la santé mentale pour tous et contribuer à la lutte contre la stigmatisation des troubles psychiques et des personnes concernées.
Le manque d’information en santé mentale et la stigmatisation des troubles psychiques constituent une perte de chance, car ils entraînent un retard de diagnostic, sont un obstacle à l’accès aux soins et contribuent au manque d’inclusion sociale des personnes vivant avec des troubles psychiques. Un des facteurs de stigmatisation identifiés par les personnes concernées et les familles se retrouve dans la relation soignant/soigné telles que l’infantilisation ou l’absence d’explication claire, au bon moment. C’est pourquoi le GT a souhaité en 2025 que les travaux portent sur la stigmatisation induite par certaines pratiques professionnelles en psychiatrie.
La journée “Stigmatisation et pratiques en santé mentale : enjeux et actions” organisée au ministère de la santé le 16 janvier 2026 propose une restitution des travaux menés par le groupe de travail au cours de l’année 2025.
Les objectifs étaient de partager de manière élargie les travaux et de promouvoir des approches innovantes centrées sur les droits et la citoyenneté et de faire écho à la grande cause nationale “Parlons santé mentale” qui a inscrit la lutte contre la stigmatisation dans ses priorités.
Retour sur le programme et les présentations de cette journée :
Introduction par Didier LEPELLETIER – DGS et Aude CARIA – Directrice Psycom
Respect des droits fondamentaux des personnes hospitalisées et soignées sans leur consentement / facteurs d’entrave et pratiques facilitantes
André FERRAGNE – Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Données du programme de recherche
Kévin-Marc VALERY – STIGMA PROPratiques coercitives en psychiatrie : quelles données à l’échelle nationale ?
Coralie GANDRE, Magali COLDEFY – IRDESComprendre la coercition en psychiatrie : la perspective des personnes concernées Benedetta SILVA et Stéphane MORANDI (CHUV – Lausanne – Suisse)
Quelle place du savoir expérientiel dans le parcours de soin
Pétronille GRISEY – Médiatrice en santé – GHU Paris psychiatrie et neurosciences
Hana LEVY-SOUSSAN – Psychologue et pair-aidante – Responsable innovation à La Maison Perchée
Cécile GLASER – Infirmière en pratique avancée – Groupe Hospitalier Territoire 94 Nord
Marie-Jeanne RICHARD -Union nationale des familles et amis des personnes malades et/ou handicapés psychiques (UNAFAM)
Programme QualityRights de l’OMS : Regards croisés, comprendre les observations et l’apport du statut d’observateur sur les pratiques professionnelles
Simon VASSEUR-BACLE, Directeur de Programmes, CCOMS et Fabrice GENTNER, cadre supérieur de santé, CH ErsteinLes Directives anticipées en psychiatrie
DR Elsa MAITRE (psychiatre) et M. Bastien RULAT (MSP) Collectif Directives anticipées en psychiatrieL’approche orientée vers le rétablissement (COFOR)
Maria CAIOLA et Aurélie TINLANDPrise en compte de la parole des personnes (Open dialogue)
Maeva MUSSO, psychiatre et pédopsychiatre aux HPEVM et présidente de l’AJPJA (Association des jeunes psychiatres et des jeunes addictologues – AJPJA)
La formation des professionnels
STIGMA Pro -Université de Bordeaux – Kévin-Marc VALERYLes leviers cliniques et organisationnels de la moindre coercition : étude PLAID-Care dans quatre établissements
Sébastien SAETTA (Directeur d’ENSEIS Recherche)
Conclusion : Défenseure des droits – Mme Georges Pau LANGEVIN
Rapport « Prévenir les discriminations dans les parcours de soins : un enjeu d’égalité »
Clôture par un Grand témoin – Juliette VAILLANT – médiatrice de santé paire (indépendante) et formatrice (Alfapsy)