Il y a quatre-vingts ans, les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 posaient les fondations de la Sécurité sociale, inspirée des travaux du Conseil national de la Résistance.

Ce projet, né d’une volonté de refonder la solidarité nationale après la guerre, visait à protéger chacun contre les risques de la vie et à garantir à tous une sécurité économique et sociale durable. Pour cette occasion, un colloque s’est tenu le 9 octobre 2025 au Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur le thème « République et Sécurité sociale ». Trois personnalités se sont succédées à la tribune pour évoquer les liens entre la Sécurité sociale et les valeurs républicaines de la France. La Présidente du CHAS, Roselyne Bachelot, pour sa part, a souligné combien la « Sécu » a constitué un facteur de liberté, en particulier pour les femmes.

Pour retrouver son discours en intégralité cliquez ci-dessous :

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Humanitaire, histoires d’aide et d’ingérence : Aux origines de la Croix-Rouge, l’humanitaire rue dans les brancards, Le cours de l’histoire, émission du 22 septembre 2025.

Ce podcast dans lequel on peut entendre Virginie Alauzet, responsable des archives à la Croix-Rouge française et membre du CHAS, revient aux origines de la Croix-Rouge et aux bases du droit humanitaire.

Lien : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/aux-origines-de-la-croix-rouge-l-humanitaire-rue-dans-les-brancards-6534533

Sécurité sociale : « L’histoire ne peut pas prédire l’avenir, mais elle peut aider à le penser », Le Monde, 4 octobre 2025.

Dans cette tribune publiée dans Le Monde, Judith Rainhorm, membre du CHAS, revient sur l’importance de la création de la Sécurité sociale dans la solidarité intergénérationnelle. Elle a permis d’améliorer l’état de santé de la population, elle a favorisé l’allongement de l’espérance de vie, soutenu les familles et donné aux retraités des ressources.

Lien : https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/04/securite-sociale-l-histoire-ne-peut-pas-predire-l-avenir-mais-elle-peut-aider-a-le-penser_6644388_3232.html

« Fauteuil vide à Genève. Le retrait des États-Unis de l’OMS et du CDH », La Vie des idées, 10 juin 2025.

Cet article écrit par Auriane Guilbaud (membre du CHAS) et Mélanie Albaret révèle ce qu’il advient des grandes institutions internationales quand l’un de leurs piliers, ici les États-Unis, décide de partir. En quittant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (CDH), l’Amérique remet en cause non seulement leur financement et leur poids diplomatique mais aussi l’équilibre même d’un système fondé sur la coopération globale.

Les autrices y explorent les conséquences profondes et inédites de ce retrait : budgets qui s’effondrent, programmes fragilisés, remise en cause des normes internationales, mais aussi interrogations sur l’avenir de la gouvernance mondiale en matière de santé et de droits humains.

Lien : https://laviedesidees.fr/Fauteuil-vide-a-Geneve

Intervention de Roselyne Bachelot lors de la projection-débat autour du film 120 battements par minutes.

« Que reste-t-il des années Sida ? » Retour sur La Grande Séance (LCP)

LCP a consacré son dernier numéro de « La Grande séance » au film 120 battements par minute [diffusé le 30 novembre 2025], qui retrace les actions d’Act Up dans les années 1990 et demeure l’un des récits majeurs de la lutte contre le sida. À l’issue de la projection, un débat réunissait Roselyne Bachelot, Emmanuel Bodoignet (Aides), Didier Lestrade (fondateur d’Act Up) et le Pr Gilles Pialoux.

À cette occasion, la Présidente du CHAS a pu évoquer d’abord une inquiétude : malgré les progrès thérapeutiques, « la combativité a beaucoup baissé », alors même que les financements diminuent. Revenant sur les années 1980-1990, elle a insisté sur la complémentarité des stratégies : les actions spectaculaires d’Act Up, indispensables pour alerter l’opinion, et le travail institutionnel de Aides, orienté vers le dialogue avec les pouvoirs publics. « L’histoire a tranché : il fallait les deux », dit-elle, rappelant que ces mobilisations ont contribué à placer durablement le malade « au cœur du système de santé », prémisse de la loi Kouchner de 2002. Enfin, elle a rappelé que l’épidémie avait ouvert des combats sociaux majeurs – égalité des droits, prévention, éducation à la sexualité – dont certains restent encore à mener.

Lien : https://lcp.fr/programmes/la-grande-seance/la-grande-seance-120-battements-par-minute-413598