Les autorités sanitaires françaises suivent avec une attention particulière la situation liée à plusieurs cas d’infection à Hantavirus signalés à bord du navire de croisière mv Hondius, actuellement en route vers les Canaries.

Une situation sous surveillance internationale

Le navire, battant pavillon néerlandais, transporte 147 passagers et membres d’équipage représentant 23 nationalités.

Au 7 mai 2026, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :

  • 8 cas présentant des symptômes respiratoires ont été identifiés ;
  • 3 décès ont été rapportés ;
  • 5 cas d’infection à Hantavirus sont confirmés biologiquement et 3 cas sont suspectés

Les analyses de séquençage ont identifié la souche Andes, endémique en Amérique du Sud.

Une enquête épidémiologique est en cours à bord et des prélèvements environnementaux sont prévus afin de préciser l’origine des contaminations et les modalités de transmission.

Mesures mises en œuvre et organisation du rapatriement

Le navire, retenu plusieurs jours au large du Cap-Vert avec des mesures barrières renforcées, est désormais en route vers les Canaries, où son arrivée est attendue samedi.

Le ministère chargé de la Santé travaille en lien étroit avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin de préparer le rapatriement des cinq ressortissants français présents à bord, actuellement confinés en cabine avec une organisation sanitaire adaptée.

Le navire doit arriver au large de Tenerife samedi, avec des rapatriements coordonnés au niveau européen.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) assurera ensuite le transport jusqu’à l’aéroport qui sera le mieux adapté en tenant compte des lieux d’habitation des passagers. À ce stade, il est prévu un unique point d’arrivée sur le territoire national, où les autorités sanitaires prendront le relais.

Les prochains jours seront consacrés à la définition des modalités de transport et de prise en charge, en lien étroit avec des professionnels de santé, experts du risque épidémique et biologique et en lien avec le réseau des établissements de santé de référence en la matière.

Par ailleurs, la France participe aux réunions organisées au niveau européen afin d’harmoniser la réponse sanitaire et les modalités de rapatriement.

Situation des ressortissants français

En lien avec le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les cinq ressortissants français sont suivis et à ce stade en bon état de santé.

Par ailleurs, une situation distincte fait l’objet d’un suivi :

  • 8 ressortissants français non-croisiéristes ont été identifiés comme personnes contacts d’un cas confirmé après sa sortie du navire lors d’un vol international du 25 avril 2026 entre Sainte-Hélène et Johannesburg ;
  • à la suite de l’apparition de symptômes bénins chez l’une de ces personnes, des tests diagnostiques sont en cours et des mesures d’isolement ont été appliqués.
  • Par mesure de précaution, les autres personnes identifiées ont été contactées individuellement par les agences régionales de santé (ARS) et se sont vu proposer des mesures temporaires d’isolement et d’accès au dépistage

À ce stade :

  • l’OMS évalue le risque pour la population mondiale comme faible ;

    Les éléments disponibles indiquent une transmission interhumaine limitée, survenant uniquement dans des conditions de contacts étroits et prolongés. L’hypothèse privilégiée est celle d’une exposition initiale en Argentine, suivie d’une transmission restreinte à bord du navire.

Rappels sur les hantavirus

Les hantavirus sont des virus transmis principalement par des rongeurs infectés, via l’inhalation de particules contaminées.

Le virus Andes se distingue par la possibilité d’une transmission interhumaine lors de contacts étroits et prolongés.

Après une incubation de 1 à 6 semaines, la maladie débute généralement par des symptômes de type grippal (fièvre, fatigue, douleurs musculaires) et peut évoluer, dans les formes graves, vers une atteinte respiratoire sévère ou rénale.

Mobilisation des autorités

La situation fait l’objet d’un suivi étroit par les autorités sanitaires françaises, en lien avec l’OMS, les autorités européennes et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Les mesures mises en œuvre sont susceptibles d’évoluer en fonction des recommandations internationales.

Aucun élément ne suggère à ce stade une circulation large et soutenue du virus entre humains.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « Face à cette situation, ma priorité est claire : faire preuve de pédagogie sur la situation et mettre tout en œuvre pour protéger les personnes qui ont potentiellement été en contact avec le virus. Je veux rassurer sur le risque de transmission du virus estimé comme faible par l’OMS et la mobilisation des autorités sanitaires. »


Contact presse :

Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie

et des Personnes handicapées

Cabinet de Mme Stéphanie Rist


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