Un nombre de greffe jamais atteint malgré une dynamique de croissance plus mesurée.

Le nombre de greffe pratiquées en France en 2025 est le plus élevé jamais enregistré, malgré une dynamique moins forte de l’activité, notamment de la greffe avec donneur vivant.

+ 95 greffes en 2025 vs. 2024
  • 6 148 greffes ont été réalisées en 2025, un niveau qui dépasse pour la première fois les 6 120 greffes réalisées en 2017. Toutefois, la dynamique de la croissance de l’activité s’est ralentie avec une hausse limitée à +1,5 % en 2025. Ces résultats se situent ainsi dans la fourchette basse des trajectoires fixées par le Plan ministériel 2022-2026 pour le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus. Les efforts et la stratégie mise en place portent leurs fruits, tout en montrant que la poursuite de la progression nécessitera de nouveaux leviers d’action.
1 590 donneurs ont offert des chances de guérison
  • En 2025, parmi les 3 188 donneurs potentiels en état de mort encéphalique recensés (+0,6 %), 1 590 ont pu faire l’objet d’un prélèvement (+3 %), permettant la réalisation de 6 148 greffes.
L’opposition, hétérogène sur le territoire, reste toujours présente
  • Cette progression de l’activité intervient dans un contexte où le taux d’opposition poursuit sa hausse, atteignant 37,1 % en 2025 (contre 36,4 % en 2024). Ce taux doit toutefois être distingué de la perception globale favorable du don au sein de la population, telle qu’elle ressort du dernier baromètre (voir page suivante).
La greffe avec donneur vivant progresse, mais n’atteint pas ses objectifs
  • La greffe avec donneur vivant : cette année, le cap symbolique des 600 greffes rénales avec donneurs vivants a été dépassé, notamment grâce à l’intensification des greffes avec dons croisés. En effet, en 2025, il y a eu 603 greffes rénales avec donneur vivant dont 8 greffes issues de dons croisés : 2 doublets et 1 quadruplet. Cependant, la part des greffes rénales avec donneur vivant plafonne à 15,6% du total des greffes rénales en 2025. Malgré une hausse de 7,7% en 2 ans, ce chiffre n’approche pas l’objectif du plan greffe de 20%. Des stratégies de développement doivent être poursuivies et proposées dans le prochain Plan greffe.

Pour les patients en attente de greffe, le double enjeu d’augmenter le recensement et de faire reculer l’opposition demeure crucial : au 1er janvier 2026, 23 294 malades étaient en attente d’une greffe, dont 11 642 en liste active, et 966 sont décédés en 2025 alors qu’ils figuraient sur la liste d’attente.

Baromètre 2026 : l’adhésion se maintient, face à la montée des idées reçues

Une adhésion encore trop peu partagée
  • 74 % des Français se disent favorables au don de leurs propres organes après leur mort, un chiffre qui reste globalement stable depuis 10 ans ;
  • 90 % des Français pensent qu’il est important que leurs proches connaissent leur position sur le don d’organes et de tissus, mais seulement 49 % des Français ont fait part de leur position à leur entourage.
Un fossé qui se creuse entre les générations
  • 42 % des plus de 65 ans se sentent bien informés, contre 24 % des 16-24 ans ;
  • 59 % des plus de 65 ans se sentent concernés par le don d’organes (49 % en 2025), mais seulement 35 % des 16-24 ans (41 % en 2025).
Des idées reçues qui persistent
  • 62% des Français pensent que le prélèvement est automatique en l’absence d’inscription au Registre national des refus, alors que les proches sont toujours consultés ;
  • Seul 58% des Français ont le sentiment que le don d’organes et de tissus profite de manière équitable à toutes les catégories de la population ;
  • 48 % seulement des Français savent que le don d’organes et de tissus n’est pas incompatible avec les rites funéraires (56 % en 2025) ;
  • 30 % des personnes travaillant à l’hôpital pensent que les personnes ne sont pas décédées au moment du prélèvement d’organes.
Le rôle essentiel des médias
  • Les médias ont un rôle clé à jouer dans la diffusion de ces informations : 22 % des Français estiment que les médias évoquent souvent des scandales liés au don d’organes.
  • La désinformation sur les réseaux sociaux a généré des dizaines de milliers d’inscriptions infondées sur le Registre national des refus en 2024 et 2025.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées :

« La lutte contre la désinformation, qui conduit à des inscriptions massives sur le Registre national des refus sur la base de fausses raisons, et contribue plus largement à entretenir un climat de défiance et de suspicion qui nuit au sentiment de solidarité et à la confiance dans le système de santé, se traduit aujourd’hui par une perte de chance pour les patients en attente de greffe. La diffusion d’information fiables et vérifiées, dans les médias et sur les réseaux sociaux notamment, constitue aujourd’hui un des axes majeurs de la promotion du don d’organes et de tissus et de l’accès à la greffe ».


Contacts presse

Secrétariat d’Ariane Vincent, conseillère presse et communication

Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie

et des Personnes handicapées

Cabinet de Mme Stéphanie Rist


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Mél : sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr