La télémédecine s’est installée durablement dans les usages depuis la crise sanitaire et apparaît aujourd’hui comme un outil pertinent pour répondre aux besoins de soin des Français. Pour soutenir son déploiement, le ministère chargé de la santé et l’assurance maladie ont organisé conjointement des Assises nationales de la télémédecine sur une année.
Objectif : permettre l’expression de toutes les parties prenantes pour faire émerger de nouvelles orientations fondées sur les besoins de la population, y compris dans les territoires les plus en difficulté et pour les usagers les moins mobiles. Une nouvelle phase de travaux se traduira au cours du 1er semestre 2026 en une feuille de route nationale, qui déclinera les orientations restituées en clôture des Assises fin janvier.
Cette réflexion approfondie avec l’ensemble de l’écosystème devenait indispensable pour définir les contours de l’organisation de la télémédecine de demain et lui donner une nouvelle impulsion. Un cadre clair, équilibré et durable doit contribuer à maintenir le niveau d’excellence des soins, de qualité des pratiques professionnelles tout en positionnant la télémédecine comme un véritable levier d’accès aux soins pour tous.
Il doit aussi, dans un contexte de tension sur les ressources médicales, permettre de préserver la disponibilité des praticiens pour leurs patients, en complément du recours à la téléconsultation et à la téléexpertise. C’est pourquoi les assises visaient également à identifier les usages de la télémédecine au bénéfice de la fluidité des organisations de santé.
Les étapes des Assises de la télémédecine
Qu’ils soient représentants des professionnels, des patients et usagers, des élus, des opérateurs et institutions, tous ont pu s’exprimer dès février 2025 avec :
- jusqu’en juin : la tenue d’auditions d’acteurs clés menées par la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et la CNAM
- de septembre à décembre 2025 : l’organisation de 7 ateliers thématiques en région
| Grand-Est : « Télémédecine et publics vulnérables » | Bretagne : « Les modalités de la téléconsultation assistée » |
| Occitanie : « Quel lien avec les territoires (parcours du patient, soins non programmés, territorialité etc) ? » | Martinique et Guyane : « La téléconsultation en Outre-mer » |
| Nouvelle-Aquitaine : « La téléexpertise » | Île-de-France : « Pertinence, qualité et formation |
| Normandie : « Filières visuelle et auditive » |
Un an d’Assises nationales en vidéo
Les conclusions des Assises ont été restituées au ministère le 26 janvier 2026 : à cette occasion, une feuille de route nationale contenant 4 axes a été annoncée d’ici l’été.
Vers une feuille de route nationale sur la télémédecine
La feuille de route nationale à venir sur la télémédecine pourrait répondre à un double enjeu :
– renforcer l’égal accès aux soins dans tous les territoires (avec un déploiement prioritaire dans les zones sous-dotées) et pour tous les patients (âgés, en situation de dépendance, de handicap…)
– conforter la télémédecine, tant pour les téléconsultations que pour la téléexpertise, dans les pratiques professionnelles des médecins traitants et spécialistes.
Les 4 axes qui devraient en découler conforteront la juste place de la télémédecine dans le parcours de soins des Français. Elles se focaliseraient sur des thématiques clés :
– développer les compétences des professionnels de santé en matière de télémédecine et télésémiologie
– renforcer la place de la télémédecine dans le suivi et le parcours des patients
– déployer les possibilités de téléconsultation au bénéfice des patients qui en ont le plus besoin
– limiter les dérives en encadrant davantage les lieux d’implantation des équipements de téléconsultation.
Télécharger la synthèse des Assises et les axes de la feuille de route
Pour aller plus loin : les données et chiffres clés de la télémédecine
Après un pic en lien avec la crise sanitaire, le nombre de téléconsultations pratiquées en France a reculé dans les années 2020-2023, avant de repartir à la hausse en 2024 avec 13,9 millions de téléconsultations, soit une progression de près de 20 % sur l’année.
Contact :
Direction générale de l’offre de soins (DGOS)
Sous direction de l’accès aux soins et du 1er recours
Bureau de l’accès territorial aux soins
dgos-as1@sante.gouv.fr