La Direction générale de la santé (DGS) s’appuie sur un réseau d’associations pour conduire des actions dans les domaines de la prévention, de la promotion de la santé, de la santé environnementale, de la sécurité sanitaire et des produits de santé. Ces partenariats permettent de répondre à des enjeux majeurs : lutte contre les infections (VIH, IST, hépatites, tuberculose), prévention des addictions, santé mentale, réduction des inégalités et protection des populations.

En œuvrant à la réduction des inégalités sociales et territoriales, les associations occupent une place essentielle dans la mise en œuvre des politiques de santé. Par leur action d’« aller vers » auprès des personnes en situation de précarité, primo-arrivants, populations éloignées du système de soins, et leur capacité de mobilisation citoyenne, elles contribuent à renforcer l’efficacité et le caractère inclusif des politiques de santé.

Au-delà du déploiement d’actions dans les territoires, les partenariats de la DGS permettent d’adapter les stratégies de santé publique aux réalités locales et constituent à ce titre un levier majeur pour assurer l’efficacité des politiques qu’elle conduit.

Les partenariats portés par les sous-directions de la DGS

Le centre de crises sanitaires (CCS)

Le Centre de crises sanitaires de la Direction générale de la santé soutient des associations œuvrant dans la prévention des risques cardiovasculaires. Chaque année, près de 50 000 personnes meurent d’un arrêt cardiaque en France. Dans ce contexte, l’accès rapide à un défibrillateur automatisé externe (DAE), combiné à la réalisation d’un massage cardiaque, est un maillon essentiel de la chaîne de survie.

La DGS soutient ainsi plusieurs associations dédiées à la prévention des risques cardio-vasculaires, à la promotion des gestes qui sauvent, via la signalétique, la géolocalisation et la sensibilisation du grand public à l’usage des défibrillateurs.

Santé des populations et prévention des maladies chroniques

La sous-direction Santé des populations et prévention des maladies chroniques a pour missions d’élaborer, de conduire et d’évaluer les politiques publiques en matière de santé des populations et de prévention des maladies chroniques, transmissibles et non transmissibles, incluant la santé mentale ainsi que les maladies à prévention vaccinale.

Son ambition est de réduire les inégalités en santé en veillant à ce que chaque individu, quels que soient son origine, son lieu de résidence ou son statut socio-économique, ait un accès équitable aux ressources de prévention.

Ses champs d’intervention sont les suivants :

  • Santé des populations : politique vaccinale ; Périnatalité, santé des enfants, des jeunes et des femmes ; Santé des populations vulnérables (précaires, primo-arrivants, personnes privées de liberté, …)
  • Prévention des addictions (en lien avec la Mildeca, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) : tabac, alcool, drogues illicites, jeux d’argent et de hasard
  • Santé sexuelle : prévention des infections VIH, des hépatites et des IST ; Prévention des grossesses non désirées,
  • Prévention des maladies chroniques non transmissibles : lutte contre le cancer, en lien avec l’INCa (politique de prévention primaire et de dépistage) : prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires ; la santé orale – Prévention des maladies neuro dégénératives.
  • Santé mentale (en lien avec Santé publique France, la DGOS et la DGCS) : Prévention du suicide ; Promotion de la santé mentale, Lutte contre la stigmatisation, Prévention des troubles psychiques.

Politique des produits de santé et qualité des pratiques et des soins

La sous-direction politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins définit et met en œuvre les politiques d’amélioration relatives aux médicaments et aux produits de santé, à la qualité des pratiques, aux dispositifs médicaux, à la bioéthique et aux éléments et produits du corps humain.

Ce champ vise notamment à soutenir des associations qui, par le partage de données, d’expertise, de documents ou par leurs actions de communication auprès des usagers du système de santé, contribuent à l’accomplissement d’actions dans les domaines suivants :

  • La mise à disposition de fonds documentaire et le partage d’expérience spécifique dans le traitement des signalements de pratiques non conventionnelles en santé, contribuant à la lutte contre les dérives sectaires ;
  • L’élaboration de supports d’information et de communication facilitant l’accompagnement des victimes d’effets indésirables graves à la suite d’une exposition à un médicament ;
  • La mise en œuvre d’actions interministérielles contribuant à la diminution des résistances aux antimicrobiens, inscrites dans la feuille de route interministérielle 2024-2034, notamment celle relevant de la stratégie de prévention des infections et de l’antibiorésistance.

Prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation

La sous-direction prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation conduit la politique de prévention des risques sanitaires associés aux milieux de vie et à l’alimentation, en veillant notamment à intégrer les effets du changement climatique dans leur gestion.

A ce titre, elle pilote ou copilote plusieurs plans interministériels dans le domaine de la santé environnement (plan national santé-environnement, stratégie Ecophyto, stratégie chlordécone, stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens, plan d’action interministériel amiante,…) et de la nutrition (programme national nutrition santé et prochaine stratégie nationale pour l’alimentation qui appellent à la déclinaison d’actions par des acteurs associatifs auprès de publics cibles (professionnels de santé, grand public, publics vulnérables, industriels).

Ses champs d’intervention sont les suivants :

  • La promotion d’un environnement extérieur et intérieur favorable à la santé (dont le bruit) ;
  • La promotion d’une alimentation durable et favorable à la santé, et de l’activité physique et APA ;
  • La prévention des risques liés à l’exposition aux produits chimiques dont perturbateurs endocriniens, des accidents de la vie courante ;
  • La prévention et la lutte contre les espèces nuisibles à la santé humaine et L’information sur les pollens allergisants ;
  • L’animation de réseau et création d’outils à destination des professionnels de santé et du grand public sur l’ensemble de ces champs ;
  • L’accompagnement des professionnels dans le domaine de la qualité des eaux ;
  • La sensibilisation et l’accompagnement des professionnels exposés aux pesticides.

Mission synthèse et coordination (MSC)

La mission synthèse et coordination (MSC) est directement rattachée au directeur général de la santé. Elle assure le subventionnement d’associations d’élus qui œuvrent sur des sujets essentiels et transversaux.

Son champ d’intervention est le soutien à la coopération et la mise en réseau des acteurs de la santé et la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé.

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